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2005.11.20

パリ郊外もほぼ日常にもどる

  フランスの各都市で暴動がはじまり約3週間。«retour à une situation normale partout en France» 「フランス全土で平常にもどった」と発表があった。水曜の夜から木曜日の朝にかけて98台の車が燃えたがこれは普段の平均値であると判断された。加えて建物への被害がなかったことが根拠となっている。それでも1万人の警官や憲兵が見回りをし、この夜33人が尋問された。

  レンヌではこんな事件などなかったかのように、夜でもいつものように若者たちが広場で朝まで歌って叫んで大騒ぎしているが、リヨンでは先週末には青少年の夜間外出禁止令が発令されたり、バスやメトロなどの公共交通機関が夜間ストップして大変だったとリヨン在住のひでさんが自転車通勤に書いている。

  これまでのすべての被害総額は概算で2億ユーロ(280億円)。そのうちの1割が9071台の車の保険賠償金である。5千万ユーロは欧州連合から都市郊外の復興支援費として支給されるみこみだが、残りの費用を捻出するのは大変だ。 

     追加

  車の保証金を単純計算してみよう。20000000ユーロを9000台で割ると2222ユーロ。約30万円にしかならない。フランスの車、特に中古車の価格は高いので10年以上前の車で100000キロ以上の走行距離でも状態がよければ2000ユーロはくだらない。ジーゼル車なら200000キロ以上でも同じ価格帯なのだ。車両保険でも一般的なものでは多くの払い戻しは期待できない。被害にあった人たちは頭をかかえていることと思う。これでまた中古車の価格が上昇しなければよいが。

 参考にした2つの記事を続きに添付しておく。

Le retour à la normale se généralise dans les banlieues
(Avec AFP) [17 novembre 2005]

La situation était revenue à la normale aujourd'hui partout en France après trois semaines de violences urbaines, a annoncé la police, quelques heures après l'adoption par le Parlement de la prorogation pour trois mois de l'état d'urgence.

La direction générale de la police nationale (DGPN) a constaté un «retour à une situation normale partout en France» dans la nuit de mercredi à jeudi, au cours de laquelle 98 véhicules ont été incendiés, soit la moyenne habituelle enregistrée chaque nuit dans le pays.

Aucun affrontement ou incendie de bâtiment, public ou privé, n'a été relevé.

Policiers et gendarmes, dont près de 10.000 étaient encore mobilisés dans la nuit, n'ont eu à déplorer aucun blessé.

Trente-trois personnes ont été interpellées, ce qui démontre que «la mobilisation policière reste très forte», a indiqué un responsable policier.

Selon un total établi par la DGPN, 9.071 véhicules ont été brûlés depuis le début des émeutes, parties de Clichy-sous-Bois (Seine-Saint-Denis) après la mort de deux adolescents.

Au total, 2.921 fauteurs de troubles présumés ont été interpellés, dont un gros tiers de mineurs, selon des sources policières. 126 policiers et gendarmes ont été blessés.

Dans l'agglomération lyonnaise, les transports en commun devaient à nouveau fonctionner normalement à partir de jeudi, après une diminution des violences urbaines constatée ces derniers jours.

Mercredi soir, le Parlement a définitivement approuvé la prorogation de l'état d'urgence, après l'adoption sans modification par le Sénat du texte voté la veille par les députés.

«Rien n'est encore définitivement acquis», a plaidé le ministre de l'Intérieur Nicolas Sarkozy, assurant qu'instaurer l'état d'urgence s'inscrivait dans une «logique de précaution, logique de prudence» et qu'il en serait fait un «usage mesuré, responsable et proportionné aux nécessités du rétablissement de l'ordre».

Le «projet de loi prorogeant l'application de la loi du 3 avril 1955» a recueilli 202 voix contre 125, celles des groupes PS et PCF, et des radicaux de gauche.

Aux termes des trois articles du projet de loi, l'état d'urgence est prorogé pour trois mois à compter du 21 novembre mais peut être interrompu d'ici là par décret en Conseil des ministres.

Au même moment, plus de 2.000 personnes ont participé à une manifestation Place Saint-Michel à Paris (VIe) contre «l'état d'exception».

Par ailleurs, la désignation de la polygamie comme «l'une des causes» des violences urbaines par des responsables de la majorité, le ministre délégué à l'Emploi Gérard Larcher et du président du groupe UMP à l'Assemblée nationale continuait de provoquer des remous.

«Faire croire que le problème des banlieues, c'est la polygamie, c'est se moquer du monde», a affirmé Daniel Vaillant, député socialiste de Paris et ancien ministre de l'Intérieur.

SOS Racisme s'est joint au tollé des organisations de défense des droits de l'Homme, imputant ces déclarations à «une grossière volonté de détourner l'opinion publique des vrais problèmes». L'association se dit curieuse d'entendre «les analyses de MM. Accoyer et Larcher sur le lien de causalité entre la consommation du mafé et la fabrication de cocktails Molotov».

Le président Jacques Chirac réunissait à 10H30 à l'Elysée le chef du gouvernement Dominique de Villepin et les principaux ministres concernés par la mise en place du service civil volontaire dont il a annoncé la création lundi.

Selon un sondage Ipsos-Le Point, l'action du ministre de l'Intérieur contre les violences urbaines est largement soutenue par l'opinion: près de sept Français sur dix (68%) l'approuvent depuis le début des émeutes, 30% des personnes interrogées la désapprouvent. Celle du Premier ministre est approuvée à hauteur de 62%, 32% étant d'un avis contraire.

A l'inverse, selon cette enquête réalisée le 12 novembre, avant l'intervention télévisée du chef de l'Etat, une majorité de Français (54%) désapprouve l'attitude de Jacques Chirac, 41% déclarant l'approuver.

La crise dans les banlieues
Retour à une situation normale
 France2 Publié le 18/11 à 09:26

Pas d'incidents répertoriés par l'AFP dans la nuit de jeudi à vendredi : le calme semble revenu dans les banlieues

La nuit précédente, 98 véhicules avaient été incendiés, soit la moyenne habituelle enregistrée chaque nuit en France, selon la direction générale de la police nationale (DGPN).

Aucun affrontement ou incendie de bâtiment n'avait été relevé.
Publié le 18/11 à 09:26
Bilan chiffré des violences

Selon un total établi par la DGPN, 9.071 véhicules ont été brûlés depuis le début des émeutes, parties de Clichy-sous-Bois (Seine-Saint-Denis) après la mort de deux adolescents, pour s'étendre à la Seine-Saint-Denis, à toute l'Ile-de-France puis à tout le territoire.

Des dizaines d'édifices publics, écoles, gymnases, entrepôts, commerces, médiathèque ont également été incendiés, plaçant des centaines de personnes en "chômage technique". La province a été touchée durant le week-end des 5 et 6 novembre. Le pic des violences a été atteint dans la nuit du 6 au 7 novembre avec 1.400 véhicules brûlés.

Durant ces troubles, qui ont mobilisé plus de 11.000 policiers à leur pic, 2.921 fauteurs de troubles présumés ont été interpellés, dont un gros tiers de mineurs, selon des sources policières. 126 policiers et gendarmes ont été blessés durant ces affrontements. Au total, environ 600 personnes ont été écrouées, dont un peu plus d'une centaine de mineurs.

Par ailleurs, cinq policiers ont été mis en examen le 11 novembre après des violences commises sur un jeune à La Courneuve. L'un d'eux a été écroué et remis en liberté lundi soir.

VICTIMES
Un retraité de 61 ans est décédé lundi 7 novembre après avoir été agressé au pied de son immeuble à Stains (Seine-Saint-Denis). Toutefois, selon son épouse, sa mort n'est pas forcément liée aux émeutes.

Outre les membres des forces de l'ordre blessés, des habitants et pompiers ont été victimes des violences. Un pompier a eu le visage brûlé par un cocktail Molotov et une femme handicapée a été grièvement brûlée à la suite de l'attaque et de l'incendie d'un bus à Sevran (Seine-Saint-Denis).

Un jeune homme a eu la main arrachée en tentant de renvoyer vers les forces de l'ordre une grenade lacrymogène.

Un policier a été brûlé au deuxième degré au visage à la suite de l'explosion d'un cocktail Molotov dans une voiture en feu. Un autre policier a été blessé à la tête et à l'épaule par une boule de pétanque. Deux policiers ont été blessés à Grenoble par l'explosion d'une poubelle dans laquelle se trouvait une recharge de gaz.

COUVRE-FEUX
25 départements ont été concernés par les violences. Trois des six couvre-feux instaurés par arrêté préfectoral la semaine dernière étaient toujours en vigueur mercredi: dans les Alpes-Maritimes (14 communes avec des mesures spécifiques pour Nice et Saint-Laurent-du-Var), la Somme (Amiens) et le Rhône (13 communes). Dans le Loiret, la préfecture a levé jeudi l'arrêté qui concernait six communes.

Appliqué depuis le 9 novembre, le couvre-feu à Evreux, le plus strict de France puisqu'il concernait également les "plus de 16 ans", a été levé mercredi. Le couvre-feu en Seine-Maritime a, lui, été levé mardi matin.

En région parisienne, les maires du Raincy et de Savigny-sur-Orge ont instauré un couvre-feu par arrêté municipal, de même qu'à Belfort.

VILLES TOUCHEES
Quelque 300 communes touchées par les violences. Les banlieues du nord-est de Paris, Evreux, Saint-Etienne, Toulouse, Lille et la banlieue de Lyon ont été les plus affectées.

COÛT DES INDEMNISATIONS
Les violences devraient coûter environ 200 millions d'euros aux compagnies d'assurances, selon la Fédération française des sociétés d'assurances (FFSA), dont 20 millions uniquement pour les voitures. L'Union européenne s'est dite prête à dégager 50 millions d'euros pour aider la France à faire face aux conséquences des émeutes.

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コメント

こんにちは!
サルコジさんの発言には。。ちょっと。。オドロキ!

投稿: yasu | 2005.11.20 20:59

三紗さん、こんばんは。

お陰で、今日あたりは疲れがドドドーッと出てます。
いろ~んな疲れが一度に来ちゃった感じです(笑)。
おまけに、突然昨日から日中でも5~6℃しかないんです。
もう、寒くて(^^;
そちらは如何ですか~?

投稿: ひで | 2005.11.21 06:57

yasuさん。こんばんは。

ちょっと過激すぎますね。人間を傷つけるのはナイフや銃だけとは限らないというのに。

ひでさん。

凍ってますよ。もう冷凍庫なみです。秋はどこにいっちゃったの・・・

投稿: 市絛 三紗 | 2005.11.21 07:09

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