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2005.12.12

音楽フェスティバルのあり方

  ラブパーティー禁止に抗議するということで許可をえて集まった約500人は、同時に警察の暴力を非難し、以前の集会がそうであったように最終的には住民をも巻き込んだ乱闘騒ぎを起こした。

  日曜日の朝になっていちおう騒ぎはおさまったが、「トランスミュージカルは危険だ」という拭いきれないイメージが定着しつつある。トランスミュージカルはすでに27回目となる音楽フェスティバルで、その開催をまちわびているファンも多い。ここで問題となるのは音楽フェスティバルめあてにレンヌにやって来る、特に若者たちが、過度のアルコール摂取や麻薬吸引によって住民に迷惑をかけることである。

  人々は一晩中やむことのない騒音で眠りを妨げられたり、また落書きやガラスを割られるなどの物的被害にあっているのだ。昨年夏に行われた別のテクニバルというフェスティバルでは18歳の少女が暴行され殺害されたがまだその犯人はつかまっていない。少女の両親は殺された少女の名前をとったSOS Mathildeというアソシエーションをつくった。

  昨日の事件をまとめると、31人が尋問を受け、23人が怪我をした。そのうち2人は重症で病院に運ばれた。またたくさんのゴミ箱が使用不可になり、4台の車がひどいダメージをうけた。ほかには商店のショーウインドーが10枚くらい割れ、野宿する若者たちが暖をとるため2カ所のバス停留所で火を燃やしたなどの被害があった。

  警察や機動隊は市民の安全を守らなければならない。だが先月のフランス全土に広がった暴動では警官の暴行が明るみにでてすぐに処罰された。暴徒化した若者たちを鎮めるには催涙ガス使用が一番効果的と判断されているが、ガスは窓やドアの隙間から一般住宅にも侵入し、近くにすむ住民は息苦しさを訴えていた。

  これまでにもくり返し論議されてきたが、アルコールと麻薬を完全に断つことは不可能だ。数万人が参加する大型フェスティバルを続けるかぎり同様のトラブルは繰り返されるだろう。フェスティバルの中止も含め考え直す必要があるように思う。

  ここにリンクしたTF1のニュース映像Echauffourée à Rennes autour d'une rave interdite (11/12/2005)を見てもらえれば、被害状況、そしてなすすべもない商店主たちの嘆きが伝わってくる。フランス語がわからなくても、映像だけでも見てほしい。レンヌできのう何が起きたのかわかってもらえるはずだ。

samedi 10 décembre 2005
Outrage à la préfète : un raveur condamné
Il diffusait un message diffamatoire sur une boîte vocale
Un raveur nantais a été condamné, hier, à deux mois de prison avec sursis par le tribunal de Rennes, pour avoir outragé la préfète de Région, Bernadette Malgorn. Sur une boîte vocale accessible à tous, il diffusait un message diffamatoire critiquant l'annulation du teknival en marge des Trans Musicales.

Les bancs du tribunal de Rennes étaient pleins, hier après-midi, à l'audience de comparution immédiate. Une grosse vingtaine de teufeurs étaient venus soutenir l'un des leurs, un Nantais de 36 ans, qui comparaissait pour outrage à personne dépositaire de l'autorité publique, en l'espèce la préfète d'Ille-et-Vilaine et de Bretagne, Bernadette Malgorn. Mercredi, il avait enregistré un message jugé outrageant sur une « infoline » destinée aux raveurs mais accessible à tous. « Je ne faisais que reprendre un condensé light des propos tenus sur Internet », a-t-il expliqué à l'audience.

Jeudi, le Nantais, qui travaille comme bénévole dans une association, a reçu une mise en garde du gestionnaire de services qui héberge le serveur vocal. Il a réenregistré un message en supprimant l'une des phrases. Jeudi soir, le message a été remplacé par une invitation à venir manifester à Rennes, ce samedi, contre l'interdiction du teknival. Bernadette Malgorn a porté plainte avec constitution de partie civile jeudi soir. Le responsable de l'infoline a été convoqué, hier matin, dans les bureaux de la PJ de Rennes.

« Je suis allé au-delà de ce que j'aurais dû dire parce que j'ai fait ça à chaud, sous le coup de l'énervement. On fait des erreurs, il faut les payer », a-t-il fait valoir à la barre. Une explication qui n'a pas convaincu la procureure. Elle a requis deux mois de prison ferme avec mandat de dépôt et une interdiction des droits civils et civiques pendant deux ans. Le tribunal a finalement condamné le prévenu à deux mois de prison avec sursis. Il devra également verser un euro symbolique à la préfète. Le raveur est ressorti du tribunal en vainqueur, acclamé par ses camarades.

Aurélie LEMAÎTRE.

Retour au calme à Rennes TF1 ニュース映像あり:Heurts après l'interdiction d'une rave à Rennes (10/12/2005)

Transmusicales : Retour au calme à Rennes
Les forces de l'ordre ont terminé d'évacuer dimanche matin les derniers raveurs qui ont violemment manifesté contre l'interdiction de la rave party en marge des Transmusicales. Bilan des affrontements : 31 interpellations, 25 blessés et de nombreux dégâts.

Les forces de l'ordre ont dispersé dimanche matin les derniers raveurs récalcitrants qui protestaient, en centre-ville de Rennes, contre l'interdiction d'une rave party en marge du festival des Transmusicales. L'évacuation était terminée vers 7H, selon la préfecture d'Ille-et-Vilaine.

Une centaine de jeunes, dont de nombreux déçus de la rave, souvent fortement alcoolisés et très "agressifs", ont été évacués à l'aide d'un canon à eau et de grenades lacrimogènes, dans un quartier délimité du centre-ville, bien connu des nuits rennaises pour sa forte concentration en bars. Les manifestants ont répliqué en allumant des feux, en montant des barricades et en lançant des projectiles sur les gendarmes mobiles, avant d'être finalement dispersés.

25 blessés dont deux graves

Des raveurs ont affronté pendant une partie de la nuit les forces de l'ordre, lançant cannettes et bouteilles, voire des pavés, sur les gendarmes mobiles, qui ont répliqué par des gaz lacrimogènes. Selon un bilan provisoire, 31 interpellations étaient recensées dimanche matin par la préfecture d'Ille-et-Vilaine, dont 25 au cours de la manifestation samedi, notamment pour jets de projectiles, feux de poubelles ou violence et outrages. Selon la préfecture, 23 personnes ont été blessées parmi les manifestants, dont deux graves, évacués sur le CHU de Rennes. La nature des blessures n'a pas été précisée. Deux blessés légers ont été également comptabilisés parmi les forces de l'ordre.

Certaines rues de Rennes étaient jonchées d'immondices et de verre brisé dimanche matin. De nombreuses poubelles ont été incendiées, au moins 4 voitures ont été dégradées, une dizaine de vitrines ont été brisées, du mobilier urbain a été abîmé, et des pavés arrachés aux trottoirs ont servi de projectiles. Deux abribus ont également été cassés place Saint-Anne, où des jeunes ont fait un feu pour se réchauffer.

Les heurts avaient débuté samedi en milieu d'après-midi alors que plus de 500 jeunes, selon les autorités, s'étaient rassemblés devant la préfecture à l'appel d'un collectif "contre les violences policières". Les "raveurs" entendaient protester contre la décision prise mardi par le préfet de Bretagne, Bernadette Malgorn, d'interdire la rave party, "les conditions minimales de sécurité" n'étaient "pas remplies". Cette rave party devait être organisée par un collectif musical sur un terrain mis à disposition par la mairie de Rennes à la périphérie de la ville. Plusieurs centaines de policiers et gendarmes ont été mobilisés jusqu'à la fin des Transmusicales, dans la nuit de samedi à dimanche.

En décembre 2004, la rave party des "Trans" avait déjà été annulée au dernier moment, également pour des raisons de sécurité. Des milliers de "teufeurs" s'étaient alors rassemblés dans le centre de Rennes, entraînant des heurts avec les forces de l'ordre. Le dernier Teknival s'étant déroulé en Bretagne a été marqué, fin juin, par la mort d'une jeune fille de 18 ans, découverte poignardée aux abords du site.

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コメント

なんだかねぇ、昔は穏やかだったところでしょうが、今は外へ出られないのは悲しいですね。自分の国なのに!

投稿: madoka | 2005.12.12 19:07

madokaさん。

出かけていて、今帰ってきたのですが、とてもショックです。なぜって、街中のドアや窓枠、ほとんどすべてにスプレーで落書きされているんです。こんなことは経験がないです。

うちのアパートのドアは黒っぽいので、気づかなかっただけでした。今回は移民じゃなく、みんなフランス人の若者ですよ。 みんなフランスが嫌いなの?若気のいたりですまされる問題じゃない!

投稿: 市絛 三紗 | 2005.12.12 22:14

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